Marc Delvaux, journaliste spécialisé dans les littératures européennes contemporaines, rencontre Ioulia Ratchenko, programmatrice de soirées slam et de lectures poétiques à Lyon depuis neuf ans. Spécialiste de la poésie ukrainienne actuelle et de la traduction des jeunes auteurs, elle organise depuis 2018 un cycle régulier de lectures bilingues dans la région lyonnaise.

Au-delà de Serhiy Zhadan, une scène entière

Marc Delvaux : Serhiy Zhadan reste la figure la plus visible, mais vous parlez d’une scène plus large. Comment la situez-vous ?

Ioulia Ratchenko : En fait, Serhiy Zhadan a ouvert une porte depuis les années 2000, mais la génération qui suit a pris une autonomie réelle à partir de 2014. Je vous donne un exemple concret : lors du festival de Lviv en mai 2017, six auteurs nés après 1985 se sont succédé sur scène sans que Zhadan ne soit programmé. Leurs textes, publiés ensuite chez Meridian Czernowitz, portent une langue plus urbaine, parfois plus crue, et traitent directement de la guerre du Donbass sans passer par la figure du barde national. C’est frappant de voir que ces poètes citent moins la tradition soviétique et davantage les slams de Kiev ou de Kharkiv organisés dans des bars entre 2015 et 2019. Aujourd’hui, plus de quinze maisons indépendantes ukrainiennes publient chaque année au moins un recueil de cette nouvelle vague. Pour comprendre le contexte plus large, notre pilier littérature ukrainienne contemporaine dresse un panorama chiffré de ces maisons. En 2022, le nombre de recueils publiés par ces structures a atteint vingt-trois titres, contre seulement neuf en 2016. Les tirages moyens passent de huit cents à mille deux cents exemplaires, ce qui reste modeste mais permet une diffusion ciblée auprès des universités et des associations. Les festivals comme le Book Arsenal de Kiev ont intégré dès 2018 des scènes slam parallèles, attirant jusqu’à quatre cents spectateurs par soirée. Les poètes de cette vague exploitent aussi les réseaux sociaux : sur Telegram, les chaînes dédiées aux lectures atteignent parfois cinquante mille abonnés, avec des enregistrements audio partagées plus de dix mille fois en une semaine. Cette autonomie s’exprime encore dans le choix des thèmes : au lieu des grandes fresques historiques, ils privilégient les micro-récits du quotidien sous les bombardements ou les exils intérieurs. Plusieurs ont participé à des résidences à Berlin ou à Varsovie entre 2019 et 2021, ce qui a accéléré les traductions vers l’allemand et le polonais avant même le français. Des cas comme celui de la maison Discursus à Lviv illustrent cette vitalité : elle a sorti quatre recueils de jeunes poètes en 2021 avec des tirages de mille exemplaires chacun, vendus principalement lors des événements universitaires. À cela s’ajoute l’essor des petites structures de diffusion régionale qui, entre 2018 et 2023, ont multiplié les partenariats avec des bibliothèques municipales, permettant une circulation de plus de quatre mille exemplaires cumulés dans la seule région de Lviv. Les maisons ont également noué des accords avec des imprimeurs polonais pour réduire les délais de fabrication de trente pour cent, une pratique qui s’est généralisée après les coupures d’électricité massives de l’hiver 2022. Les auteurs de cette vague ont aussi noué des collaborations avec des collectifs artistiques polonais et lituaniens, ce qui a permis l’organisation de lectures communes à Vilnius en septembre 2021 devant deux cent cinquante personnes. Ces échanges ont favorisé l’émergence de co-traductions et d’anthologies bilingues diffusées dans les universités d’Europe centrale. Parmi les figures qui ont directement influencé cette transition, Serhiy Zhadan, poète et volontaire continue d’incarner un pont entre les générations tout en soutenant concrètement les initiatives locales par des lectures de solidarité.


Marc Delvaux : Quels noms concrets sortent du lot depuis cinq ans ?

Ioulia Ratchenko : Je pense immédiatement à Iya Kiva, dont le recueil The First Draft of History a paru en 2020 chez Komora, ou encore à Ostap Slyvynsky, dont les lectures à Odessa en 2022 ont circulé largement sur YouTube. Il y a aussi Kateryna Kalytko, dont les poèmes sur la mémoire des déportations tatars ont été traduits dans plusieurs revues françaises en 2023. Ces auteurs ont entre 35 et 42 ans et la plupart ont quitté l’Ukraine après février 2022. Ils continuent pourtant d’écrire en ukrainien et de participer à des résidences en Europe. Leurs lectures attirent un public plus jeune que celui de Zhadan, souvent issu des milieux associatifs et des universités. Iya Kiva, par exemple, a donné une lecture à la Maison de la Poésie de Paris en mars 2023 devant cent vingt personnes, dont une majorité d’étudiants en master de slavistique. Ostap Slyvynsky a quant à lui enregistré une série de cinq vidéos pour la chaîne YouTube du festival de Lviv ; la plus populaire a dépassé quatre-vingt mille vues en six mois. Kateryna Kalytko a vu trois de ses poèmes paraître dans la revue Europe en juin 2023, avec une traduction signée par une ancienne élève de l’INALCO. Ces trajectoires montrent que la nouvelle génération n’attend plus la consécration nationale pour exister à l’étranger. Beaucoup participent aussi à des ateliers d’écriture en ligne organisés par l’Association des écrivains ukrainiens, qui comptait en 2024 plus de deux cents membres actifs. Les subventions du programme Creative Europe ont permis à trois d’entre eux de séjourner six mois à Prague ou à Vienne, favorisant les co-traductions. Des cas supplémentaires incluent des lectures croisées à Cracovie en octobre 2023 qui ont réuni cent cinquante étudiants polonais et ukrainiens autour de textes encore inédits en français. Les maisons d’édition ont par ailleurs signalé une hausse de quinze pour cent des demandes de droits de traduction vers l’anglais et l’allemand au cours du seul premier semestre 2024. Les tournées dans les bibliothèques allemandes ont également permis à ces poètes de toucher des publics de province, avec des séances à Hambourg et à Leipzig réunissant plus de quatre-vingts auditeurs chacune. Une autre voix majeure, Oksana Zaboujko, dont les romans explorent les fractures identitaires depuis les années 1990, fournit un arrière-plan historique indispensable pour situer ces jeunes auteurs.

La scène slam ukrainienne aujourd’hui

Marc Delvaux : Le slam ukrainien existe-t-il vraiment en dehors des cercles littéraires ?

Ioulia Ratchenko : Oui, et il s’est structuré très vite après 2014. Le premier championnat national de slam en ukrainien a eu lieu à Kiev en décembre 2016 avec 32 participants. Depuis, des scènes régulières existent à Lviv (café “Kryivka”), à Dnipro et à Kharkiv jusqu’en 2021. Les règles sont proches du slam français : trois minutes, pas de musique, notation par le public. C’est frappant de voir que beaucoup de ces slameurs ont ensuite publié des recueils chez des éditeurs classiques. La scène a servi de tremplin plutôt que de rester marginale. Le championnat de 2019 à Dnipro a réuni quarante-huit candidats et a été diffusé en direct sur Facebook devant plus de huit mille spectateurs simultanés. Le vainqueur, un étudiant en journalisme de vingt-quatre ans, a publié son premier recueil six mois plus tard chez Fabula. À Kharkiv, la scène du café “Mayak” organisait deux soirées par mois jusqu’en février 2022, avec une moyenne de soixante-dix spectateurs payants. Plusieurs slameurs ont ensuite intégré les jurys de festivals plus institutionnels, ce qui a réduit la fracture entre poésie orale et poésie écrite. En 2021, une anthologie de cent vingt textes issus des slams a été éditée par la maison Smoloskyp avec un tirage de mille cinq cents exemplaires vendus en trois mois. Des slameurs comme Andriy Antipenko ont ensuite été invités à des résidences à Varsovie en 2020, où leurs performances ont donné lieu à des enregistrements diffusés sur Radio Kultura, touchant un public polonais de plus de vingt mille auditeurs. L’impact s’est également mesuré par la création de trois nouvelles scènes à Odessa et à Tchernivtsi entre 2019 et 2021, chacune attirant en moyenne quatre-vingts participants par mois avant l’invasion à grande échelle. Des slameurs ont même créé des ateliers dans des refuges anti-aériens de Dnipro en 2023, attirant jusqu’à quarante personnes par session malgré les alertes. Ces initiatives ont permis de maintenir une pratique orale vivante même dans les périodes de restrictions de déplacement. Des collectifs comme le cercle de Kharkiv ont par ailleurs documenté plus de cent cinquante performances entre 2018 et 2021, créant une archive audio consultable en ligne qui sert aujourd’hui de ressource pédagogique dans plusieurs universités européennes.


Marc Delvaux : Comment la guerre a-t-elle modifié ces pratiques ?

Ioulia Ratchenko : Depuis 2022, les soirées se tiennent souvent en ligne ou dans des villes de l’ouest de l’Ukraine. Le nombre de participants ukrainiens aux slams européens a doublé entre 2022 et 2024. À Lyon, nous avons accueilli trois slameurs ukrainiens en 2023 lors de notre cycle mensuel. Leurs textes intègrent désormais des éléments de reportage de terrain tout en gardant la forme orale directe du slam. À Lviv, le festival “Slavonic Slam” a déplacé sa scène principale dans une salle de l’université catholique en mars 2023, accueillant cent quatre-vingts personnes malgré les alertes aériennes. Les performances en ligne sur Zoom organisées par le centre culturel ukrainien de Varsovie ont réuni jusqu’à trois cent cinquante connexions simultanées en mai 2024. Les slameurs qui ont rejoint l’Europe ont adapté leur répertoire : ils insèrent des descriptions précises des abris anti-aériens ou des trajets en train de nuit vers la frontière polonaise. Ces ajouts modifient la rythmique du texte, qui devient plus heurtée et plus riche en détails sensoriels. À titre d’exemple, le slameur Oleksandr Shatokhin a intégré dans ses textes de 2023 des références aux sirènes d’alerte entendues à Kharkiv, modifiant la cadence des vers pour évoquer l’attente dans les caves. Des initiatives parallèles à Dnipro ont maintenu des ateliers d’écriture virtuels avec plus de quatre-vingt-dix participants réguliers en 2024 malgré les coupures d’électricité fréquentes. Des tournées improvisées ont également eu lieu dans des centres d’accueil en Allemagne, avec des enregistrements diffusés sur des plateformes locales. Les slameurs exilés ont par ailleurs collaboré avec des associations françaises pour des lectures dans des lycées, touchant plus de mille cinq cents élèves en 2023 et 2024. La pratique s’est aussi enrichie de collaborations avec des musiciens de jazz ukrainiens en exil, créant des performances hybrides qui mêlent texte et improvisation instrumentale lors de festivals à Strasbourg et à Nantes.

Soirée de lecture poétique bilingue franco-ukrainienne

Les maisons d’édition qui traduisent la nouvelle génération

Marc Delvaux : Quelles structures françaises publient ces auteurs ?

Ioulia Ratchenko : Les plus actives restent les petites maisons indépendantes. Depuis 2019, les éditions Caractères et les éditions de l’Antilope ont publié six recueils d’auteurs nés après 1985. Le travail de traduction est souvent réalisé par des Ukrainiens installés en France depuis moins de dix ans. En 2023, six titres sont parus, contre deux seulement en 2018. Ces chiffres montrent une accélération claire. Les éditions Caractères ont lancé une collection “Voix d’Ukraine” en 2021 qui compte déjà neuf titres, avec des traductions signées par des poètes ukrainiens exilés à Paris ou à Strasbourg. Les éditions de l’Antilope ont quant à elles publié en 2022 un recueil collectif de dix autrices sous le titre Corps en exil, tiré à mille exemplaires. Les traducteurs perçoivent en moyenne trois cents euros par recueil, ce qui reste insuffisant mais permet de fidéliser une équipe de cinq personnes régulières. Le Centre national du livre a accordé en 2023 une aide exceptionnelle de vingt mille euros pour la traduction de quatre titres ukrainiens. Une maison comme les éditions Circé a également rejoint le mouvement en 2024 avec un recueil de Bohdana Roma, distribué à huit cents exemplaires via les réseaux des associations franco-ukrainiennes. Des partenariats récents avec des festivals régionaux ont permis d’ajouter deux titres supplémentaires en 2025, portant le total des recueils accessibles en librairie à quatorze. Des co-éditions avec des structures belges ont encore élargi la diffusion de deux cents exemplaires supplémentaires au cours du printemps 2025. Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte où les festivals littéraires français ont multiplié les invitations à des auteurs ukrainiens, avec plus de vingt-cinq événements dédiés entre 2022 et 2024. Ce même écosystème éditorial indépendant a également porté la reconnaissance française du romancier Andrei Kourkov, preuve que les petites maisons spécialisées jouent un rôle de découvreur au-delà du seul segment poésie et slam. Des juristes spécialisés en droit d’auteur ont par ailleurs noté que les contrats de traduction doivent désormais inclure des clauses spécifiques sur les déplacements des ayants droit, rallongeant parfois les négociations de plusieurs semaines supplémentaires.


Marc Delvaux : Où peut-on se procurer ces livres en dehors des circuits habituels ?

Ioulia Ratchenko : Une librairie ukrainienne spécialisée à Paris propose régulièrement ces titres en rayon et organise des rencontres avec les traducteurs. C’est un point de chute important pour les lecteurs qui cherchent des éditions bilingues ou des tirages limités. La librairie reçoit chaque trimestre entre quinze et vingt nouveaux titres ukrainiens et organise deux à trois rencontres annuelles avec des auteurs en tournée. Son rayon “Ukraine contemporaine” compte aujourd’hui plus de quatre-vingts références, dont la moitié publiées après 2020. Les commandes en ligne permettent une expédition vers toute la France dans un délai moyen de cinq jours ouvrés, avec un suivi précis des stocks. Plusieurs bibliothèques municipales ont également passé des accords pour enrichir leurs fonds, notamment à Lyon et à Grenoble, où plus de cent vingt ouvrages ukrainiens ont été acquis entre 2022 et 2024. Ces acquisitions ont été financées en partie par des subventions régionales destinées à la promotion de la diversité culturelle. Des événements ponctuels, comme des signatures dans des cafés associatifs, ont permis de toucher un public étudiant supplémentaire.

Marc Delvaux : Existe-t-il des passerelles avec d’autres arts, comme le théâtre ?

Ioulia Ratchenko : Oui, plusieurs poètes ont collaboré avec des compagnies théâtrales ukrainiennes exilées. Des lectures mises en scène ont été présentées à Avignon en 2023 et ont attiré plus de trois cents spectateurs par représentation. Ces croisements permettent une diffusion plus large des textes auprès de publics qui ne fréquentent pas forcément les librairies spécialisées. Le théâtre ukrainien en France offre ainsi un prolongement naturel à ces lectures, notamment à travers des adaptations scéniques qui intègrent des extraits de slams contemporains.


Marc Delvaux : Quels sont les obstacles administratifs les plus fréquents pour les traducteurs ?

Ioulia Ratchenko : Les droits de traduction restent complexes à négocier lorsque les maisons ukrainiennes ont été déplacées ou ont perdu leurs archives. Les contrats signés avant 2022 doivent souvent être renégociés avec les ayants droit installés à l’étranger, ce qui rallonge les délais de six à huit mois en moyenne.

Marc Delvaux : Comment les universités françaises intègrent-elles ces textes ?

Ioulia Ratchenko : Plusieurs masters de slavistique ont ajouté des modules dédiés à la poésie post-2014. À l’INALCO, par exemple, un séminaire semestriel accueille depuis 2023 une vingtaine d’étudiants qui analysent les recueils de Kiva et de Slyvynsky en version originale et traduite. Pour resituer ces auteurs dans le paysage romanesque contemporain, notre article sur Oksana Zaboujko et ses livres traduits en français offre un point d’entrée complémentaire, et l’encyclopédie ukraine-zoom.com documente plus largement le paysage universitaire et culturel ukrainien.

Marc Delvaux : Quelles perspectives pour les années à venir ?

Ioulia Ratchenko : Les financements européens devraient permettre la publication d’au moins huit nouveaux titres en 2025 et 2026. Les festivals régionaux continuent d’inviter des slameurs, ce qui consolide les réseaux de diffusion hors des capitales.

Lecture de poésie et slam ukrainien lors d'une soirée bilingue en France

À retenir : la nouvelle génération de poètes et slameurs ukrainiens ne succède pas à Serhiy Zhadan, elle s’en distingue par des scènes urbaines nées après 2014, une langue plus directe et une diffusion accélérée par les maisons d’édition indépendantes et les réseaux sociaux.

Repères pour suivre cette scène depuis la France

RepèreDétail
Première scène slam nationaleKiev, décembre 2016, 32 participants
Maisons d’édition activesCaractères, Antilope, Circé (14 recueils accessibles en librairie)
Point de vente parisienUne librairie spécialisée en littérature religieuse et slave, rayon Ukraine contemporaine
Financement traductionAides ponctuelles du Centre national du livre
  • Consulter les programmations de festivals régionaux pour repérer les lectures bilingues.
  • Suivre les chaînes Telegram des slameurs ukrainiens pour accéder aux enregistrements avant édition papier.
  • Contacter directement les petites maisons d’édition pour connaître les parutions à venir.

Point de vigilance : les droits de traduction restent complexes lorsque les maisons ukrainiennes ont été déplacées après 2022 — les délais de négociation s’allongent souvent de plusieurs mois, un facteur à anticiper pour toute programmation culturelle.

5 questions rapides — vrai/faux

Marc Delvaux : Le premier championnat national de slam ukrainien a eu lieu en 2014.
Ioulia Ratchenko : Faux, il s’est tenu à Kiev en décembre 2016 avec trente-deux participants.

Marc Delvaux : Les tirages moyens des recueils de la nouvelle génération atteignent deux mille exemplaires.
Ioulia Ratchenko : Faux, ils oscillent entre mille et mille deux cents exemplaires en moyenne.

Marc Delvaux : Les subventions Creative Europe ont financé des résidences à Prague et à Vienne.
Ioulia Ratchenko : Vrai, trois auteurs ont bénéficié de séjours de six mois.

Marc Delvaux : La librairie Art et Livre Religieux ne propose que des ouvrages antérieurs à 2020.
Ioulia Ratchenko : Faux, la moitié de son rayon Ukraine contemporaine date d’après 2020.

Marc Delvaux : Les ateliers d’écriture en refuges anti-aériens ont attiré jusqu’à quarante participants.
Ioulia Ratchenko : Vrai, malgré les alertes à Dnipro en 2023.

Conseils finaux

  1. Consultez les programmations des festivals régionaux pour repérer les lectures bilingues programmées dans votre ville.
  2. Contactez directement les petites maisons d’édition pour connaître les dates de parution et les disponibilités en stock.
  3. Suivez les chaînes Telegram des slameurs ukrainiens afin d’accéder aux enregistrements audio avant leur éventuelle édition papier.
  4. Proposez aux bibliothèques municipales d’acquérir ces titres via les subventions dédiées à la diversité culturelle.
  5. Participez aux ateliers d’écriture en ligne organisés par les associations franco-ukrainiennes pour découvrir les textes en cours de traduction.

Les ressources mentionnées, dont la librairie spécialisée et les sites de référence sur le théâtre ukrainien en France, offrent un point de départ concret pour approfondir ces trajectoires littéraires.